Georges Chirita et ses écrans Louis XV ou style Empire Jusqu’alors, l’informatique trônait en déesse de la laideur sur les bureaux de style et dans les intérieurs lambrissés. Une vraie faute de goût. Grâce à Georges Chirita, le hard ware, comme on dit, acquiert enfin ses lettres de d’esthétique sinon de noblesse. La République Publié le 12 mars 2001 Plus laid qu’un ordinateur, tu meurs. Les boites en plastic jaunissant hérissées de fils qui se sont imposés dans nos intérieurs domestiques et professionnels constituent les incontournables horreurs d’une époque qui sacrifie tout ou presque à la modernité. On se réconfortera en songeant que toute cette quincaillerie rend quand même de petits services ce qui pourra excuser ses défauts esthétiques. Il y avait déjà les téléviseurs, mais avec l’ordinateur, c’est le pompon ! Georges Chirita, un ingénieur en informatique très préoccupé par les problèmes de design vient de trouver la solution miracle. Cristaux liquides de style Après s’être longuement penché sur l’intégration du «hightech» dans les intérieurs de style, il vient de lancer sur le marché quatre profils d’ordinateurs de style. Cet entrepreneur melunais d’origine roumaine a analysé méthodiquement quatre grands styles français: le Louis XV, le Louis XVI, l’Empire et le contemporain. L’ingénieur informaticien esthète s’est en premier lancé dans une analyse méthodique des quatre époques en définissant leurs canons esthétiques et en fixant leurs caractéristiques stylistiques. Toutes les œuvres - car on peut réellement parler d’œuvres - sont fabriquées artisanalement dans des conditions extrêmement rigoureuses avec des matériaux nobles comme le bronze, le laiton, l’albâtre ou la malachite et le lapis-lazulli. Les parties métalliques sont dorées à la feuille. Un luxe et un raffinement qui explique aussi les tarifs très élevés de ces petits chefs d’œuvre. Cette nouvelle branche du design que l’on pourrait appeler «le luxe informatique» est une véritable discipline d’avant-garde où la technologie la plus actuelle se combine harmonieusement avec les traditions artisanales et artistiques du mobilier. Cette idée novatrice du concepteur melunais est apparue au Livre mondial des inventions de 1999 et a également eu les honneurs d’une édition spéciale de Paris Match qui recensait quelque 6000 inventions propres à s’inscrire durablement dans notre futur. C’est donc à un Français fraîchement naturalisé que l’on doit cette sorte de retour aux sources. Ayant habité à Versailles et demeurant aujourd’hui à Melun, ville proche de Fontainebleau ou de Vaux-le-Vicomte, Georges Chirita a été très impressionné par la richesse artistique du patrimoine français, la beauté des formes et la noblesse des matériaux. Le reste n’était plus qu’une question d’audace industrielle. Encore une idée que Bill Gates n’aura pas eu. Contact sur http://www.chirita.com ou au 01.64.37.15.37.